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Usagers et idéologues : tous connectés à #GEN

Cette première journée sur #GEN porte un goût d’inédit et de philosophie connectée. Premier événement business en Lorraine post confinement, ce salon organisé selon un protocole sanitaire drastique, ouvre aussi largement le champ des questionnements liés aux usages numériques, et notamment l’Intelligence Artificielle au centre de toutes les discussions. Ambiance du jour in vivo.

À première vue seulement, car à y regarder de plus près on peut dire : mêmes Photo : Philippe Guillaud et André Manoukian, co-fondateurs de la startup MatchTune présentent leur solution d’IA musicale lors du salon #GEN / Crédit © Emmanuel Claude / Focalize

Héraults masqués

A quoi ressemble un salon post Covid ? À première vue, rien de bien spécial… Stands, espaces de conférences, scènes éclairées, allées fléchées, agents de sécurité, gel hydroalcoolique…

À première vue seulement, car à y regarder de plus près on peut dire : mêmes sons, images différentes. Lorsque tout le monde porte un masque, il règne un climat légèrement distancié qui ne nuit pas au business en lui-même, mais peut-être à ce qui fait l’attrait singulier du networking : la communication non verbale.

Si on ferme les yeux, on reconnaît les intonations de l’exposant qui présente son produit, le fameux « sourire qui s’entend » ; celui interrogatif, du visiteur en quête d’une solution ou celles, plus familières, des connaissances professionnelles qui se croisent dans les allées et se donnent des nouvelles.

Les yeux ouverts, difficile de savoir qui est qui sans viser le badge. Le regard seul, trahit une émotion, une réaction. #GEN n’a pas changé, c’est le monde qui a changé, et comme le numérique a toujours un cran d’avance, on pose désormais ses questions via une application (Slido, questions en direct) pour éviter de se passer le micro. On ne se serre plus la main, on s’assoit un siège sur deux dans le grand auditorium et on ne se parle plus à l’oreille pendant les conférences.

Hygiéniquement correct. Politiquement acceptable. Humainement frustrant.

L’IA au service des questions existentielles

Le bien, le mal, le droit, l’amour… Vous avez deux heures ! Ou plutôt 30 minutes. Le salon s’est ouvert sur une conférence d’Inès Léonarduzzi, fondatrice de Digital For The Planet, à propos d’intelligence artificielle et d’écologie qui a profondément questionné le sujet pour en tirer des conclusions telles que « l’avènement d’un monde durable dépend parfois de défaire le mal, pas seulement de faire le bien », « on n’a jamais été autant sensible à l’écologie que depuis que le digital existe » ou « l’écologie croit que sa raison d’être suffit à rassembler et se trompe au risque d’en devenir dogmatique or le drastique est l’opposé du durable » avant d’ajouter « le terme tech for good est insupportable : il met en avant le bon côté de la technologie comme pour se justifier d’être le contraire d’une sorte de tech for bad ? ».

Sur un autre plateau, Jehanne Dussert, juriste spécialisée en cyberjustice, vante les mérites de l’IA en matière juridique et légale portées par les entreprises de la légal tech, notamment pour « dégager des tendances jurisprudentielles » sur des cas d’usage. Elle a aussi rappelé que « l’IA ne s’applique pas en matière pénale à cause des risques d’erreurs et de discriminations causés par un algorithme qui reste, hélàs (ou encore heureux ? ndlr), un robot dénué de discernement cognitif ».

Enfin, si la musique adoucit les mœurs, André Manoukian et son associé Philippe Guillaud, co- fondateurs de MatchTune veulent simplifier le montage vidéo grâce à un logiciel qui s’adapte à lui et trouve la bonne musique pour chaque vidéo et non le contraire… Le compositeur et animateur TV a néanmoins nuancé son idée géniale lors de sa conférence matinale en précisant que « l’IA musicale ne pourra pas remplacer la créativité humaine car un robot, avant d’y parvenir, devrait éprouver un chagrin d’amour… »

Au vu des nombreux visiteurs de ce premier jour dans les allées de #GEN, le désamour du public pour les événements n’est lui, pas encore à l’ordre du jour. Il était urgent de se retrouver !


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