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Tempête de récompenses pour Descartes Underwriting

La finale du concours Pitch Your Startup a récompensé le 15 septembre dernier l’insurtech Descartes Underwriting, spécialisée dans la modélisation et la prévention des risques climatiques. Une victoire de plus au Grand-Duché pour la start-up parisienne qui collectionne les trophées et vient de lever 18,5 millions d’euros.

Photo : La start-up Descartes Underwriting prévoit environ 30 embauches en 2021 / Crédit photo © Docler Holding

36 concurrents, 8 finalistes et une bourse de 50 000€ à la clé. Tels sont les chiffres clés du concours Pitch Your Startup dont les demi-finales avaient eu lieu en mars dernier, la soirée de clôture ayant été reportée pour raisons sanitaires. Devant un jury partiellement virtuel, les huit finalistes issus des secteurs de la Fintech, Regtech, Insurtech, AI Big data, Supply Chain, Cybersecurity, HRTech, Smart mobility et Healthtech ont eu cinq minutes pour présenter leur concept avec la consigne d’être « spectaculaires » selon le jury composé de huit personnes parmi lesquelles Philippe Linster, (House of Startups), Yannick Oswald (Mangrove Capital Partners) ou François Giotto (BIL).

Descartes Underwriting, représentée par Violaine Raybaud, a emporté l’adhésion du jury sur le fond et la forme. « Notre matière c’est de rendre les entreprises plus résilientes face au changement climatique » présente la jeune Head of Business Development qui n’a pas hésité à montrer au jury des images en direct des forêts ouest-américaines ravagées par les incendies qui y sévissent actuellement. Des enjeux qui se passent de commentaires. « On pense que notre projet a le potentiel de déplacer des capitaux utilisés traditionnellement ailleurs vers des enjeux de croissance verte, dans une optique plus durable. » Voilà pour le fond.

« Je veux aller plus loin avec le Luxembourg. Le marché nous intéresse pour les risques climatiques liés aux entreprises agricoles, les enjeux de pollution industrielle, mais surtout par la forte présence de captive d’assurances dans le pays. »

La technique utilisée ? La modélisation par algorithmes prédictifs artificiellement intelligents et une lecture des dégâts en aval des sinistres en temps réel, grâce à une lecture de données paramétriques. Orages de grêle, ouragans, séismes, pollutions maritimes… Grâce au machine learning, l’algorithme apprend lui-même à reconnaître le type de risque lié au secteur qui lui est donné. L’avantage de cette technologie ? Comme toujours, optimiser pour gagner du temps. « Les indemnisations clients arrivent en quelques jours, alors qu’il faut en moyenne 18 mois avec les techniques traditionnelles ».

Les USA et l’Asie en 2021

Descartes Underwriting ne cache pas ses ambitions internationales et travaille déjà exclusivement avec des courtiers « car ils ont un réseau international ». La start-up basée à la Défense à Paris souhaite ouvrir des bureaux aux USA, premier marché mondial, et en Asie, celui qui a la plus forte croissance ces deux dernières années et la meilleure résilience depuis la crise sanitaire, le risque pandémique étant également un autre business pour la société. Violaine Raybaud a noué au Luxembourg des contacts qu’elle souhaite poursuivre en 2021 : « Je veux aller plus loin avec le Luxembourg. Le marché nous intéresse pour les risques climatiques liés aux entreprises agricoles, les enjeux de pollution industrielle, mais surtout par la forte présence de captive d’assurances dans le pays. J’ai également découvert l’impressionnant écosystème start-up et les nombreux soutiens de sponsoring et logistique que le Luxembourg proposait. »

Tableau d’honneur des Insurtech

Descartes Underwriting n’en est pas à sa première victoire puisque la société fondée en 2018 par des assureurs expérimentés (venus d’Axa, Swissray ou Scor) a déjà remporté le prix Finance for Tomorrow en 2018 (finance durable), a été élue Insurtech de l’année en 2019 par Finance Innovation et vient de remporter l’European Finance Summit Startup Competition.

Dix-huit mois après une première levée de 2 millions d’euros auprès de BlackFin Capital Partners, la start-up parisienne a réussi à lever 18,5 millions d’euros de fonds début septembre, auprès des grandes sociétés mondiales de capital-risque Serena, Cathay Innovation et BlackFin Capital Partners. « Nos compétiteurs sont de grandes marques et on veut être aussi crédibles qu’eux. Nous sommes passés de start-up à entreprise à forte croissance et à ancrage solide. Nous prévoyons environ 30 embauches en 2021, ce qui portera nos effectifs à 50 personnes et fera de nous la plus grosse équipe d’assurances paramétriques ». Une belle assurance qui vaut bien de prendre certains risques, non ?

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