Home > Actualité > Comment se démarquer dans les pré-sélections d’un incubateur d’envergure internationale?

Comment se démarquer dans les pré-sélections d’un incubateur d’envergure internationale?

Reading Time: 3 minutes
Qu’ils soient initiés par des entreprises, des écoles ou des collectivités, les programmes d’incubation fleurissent ces dernières années. Pour répondre à une demande de plus en plus grandissante de la part des startups, nombreux sont ceux qui se spécialisent dans des secteurs spécifiques : média, sport, finance, objets connectés, etc. Toutes les startups n’y sont pas acceptés pour autant et les critères et processus de sélection peuvent s’avérer parfois peu agile. Comment se démarquer? Comme convaincre un jury? Nasir Zubairi, CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT Foundation) — le principal incubateur de startups FinTech du Luxembourg — nous livre ici ses conseils pour réussir les phases de pré-sélections et sa période d’incubation.
(Photo : avec la LHoFT, Nasir Zubairi entend faire du Luxembourg un hub FinTech / Crédit photo © LHoFT)

Qu’est-ce qu’un incubateur peut apporter à une startup ?

Un incubateur est bien identifié comme une structure d’accompagnements pour les startups intervenant plutôt en « early stage ». Ainsi un incubateur d’entreprises doit normalement garantir et apporter à ses membres et aux startups :

  • des conseils ;

  • du support divers et varié en termes d’hébergement, de logistique, etc. ;

  • un accès facilité au « réseau » et à la communauté ;

  • une garantie de « crédibilité » facilitant l’image de marque afin de transformer leurs idées innovantes en une réalité business concrète.

La Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT Foundation) concentre en son sein tous ces avantages mais offre aussi des solutions plus personnalisées aux startups et surtout un accès direct à tout l’écosystème FinTech luxembourgeois (autres startups, banques, régulateur, administration…) dépassant la simple mise en relation.

« La vraie question à se poser est : pourquoi cet incubateur plutôt qu’un autre, répond-il à mes besoins et à mes attentes ? »

A quelle étape est-il intéressant pour une startup d’intégrer un incubateur ?

Comme indiqué, par définition, un incubateur de startups intervient plutôt au début de la vie d’une startup ce qui n’est pas la mission première de la LHoFT. La Luxembourg House of Financial Technology accompagne bien entendu les startups FinTech dans leurs développements et dans leurs épanouissements mais cela ne représente qu’une part succincte du travail engagé par la LHoFT au quotidien. Au-delà de l’incubation, la LHoFT se mobilise pour développer et faire grandir l’écosystème FinTech au Luxembourg afin que les startups bénéficient de manière concrète et fréquente de conseils, de retours d’expériences, de contacts, etc… Ceci étant dit, au-delà du timing, intégrer un incubateur c’est aussi faire un vrai exercice de « matchmaking ». La vraie question à se poser est : pourquoi cet incubateur plutôt qu’un autre, répond-il à mes besoins et à mes attentes ?

« Les investisseurs sont toujours plus sensibles à des startups qui ont pensé et construit les contours de leur « business road », qui se sont fixées une mission, un but et qui ont pensé à une équipe et aux next steps. »

Quels sont vos conseils pour réussir une phase de pré-sélection ?

Les clés pour réussir sa phase de pré-sélection dans un incubateur ne sont fondamentalement pas différentes des conseils et attitudes à adopter pour réussir devant un prospect ou un client.

Pour réussir il faut :

  • Comprendre son client ou sa clientèle. Chaque incubateur est différent. Il faut comprendre quelles sont ses caractéristiques avant de se lancer.

  • Être transparent. Donner une vraie visibilité sur sa structure, les différents partenaires de la startup, les objectifs à court, moyen et long terme.

  • Être honnête. Il est important dès le départ d’être clair avec ce que vous voulez, d’être honnête avec vos objectifs et avec vous-même.

  • Présenter une stratégie de marque claire. Les incubateurs veulent travailler avec des startups même en « early stage », qui savent où elles vont, qui vont de l’avant, offrant une promesse de revenu.

  • Attirer des investisseurs. Les investisseurs sont toujours plus sensibles à des startups qui ont pensé et construit les contours de leur « business road », qui se sont fixées une mission, un but et qui ont pensé à une équipe et aux next steps.

  • Tester sa solution. La théorie n’est pas suffisante. Il ne faut pas avoir peur de tester ses idées, de tester son business, même rapidement afin de voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. On ne peut pas vivre en théorie. Il faut éprouver son business model pour garantir qu’il soit fructueux.

Et après ? Comment réussir sa période d’incubation ?

Assez similaire à ce qui est attendu avant d’intégrer un incubateur, les fils rouges de la réussite tiennent en 3 priorités clés :

  • Tester ses hypothèses. Ne jamais penser que sur le plan théorique mais tester ses hypothèses, apprendre de ses erreurs et de ses succès.

  • Créer tout le temps.

  • Être à l’écoute. Ecouter ses clients, ses prospects, ses pairs, les experts afin d’ajuster au mieux son business.

You may also like
Skeeled digitalise le processus de recrutement
Ujet, le scooter électrique et connecté arrive sur le marché
La compliance simplifiée avec algoreg
Le Paddock fait le plein de start-ups