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BIL Runner : quand la BIL fait courir le Roude Léiw en réalité virtuelle

Nouvelle collaboration entre la start-up Virtual Rangers et la BIL à l’occasion de la foire de l’étudiant, qui se tiendra cette année en mode virtuel du 9 au 13 novembre. Il s’agit d’un jeu à télécharger baptisé BIL Runner. Il a été spécialement imaginé par Virtual Rangers pour les jeunes clients luxembourgeois de la BIL, et il promet aux meilleurs joueurs une belle surprise ! Pierre-Olivier Rotheval, Head of Marketing & Innovation à la BIL et Matthieu Bracchetti, CEO et fondateur de Virtual Rangers nous en disent plus sur cet énergique projet anti-morosité !

Quel était votre besoin, lorsque vous avez fait appel à Virtual Rangers ?

P-O R. : C’était comme de nombreuses banques, de toucher de manière récurrente une cible plus jeune, dans un contexte sanitaire dématérialisé, en dépassant le simple stand virtuel, tout en ayant un vrai impact. Nous avions l’habitude des opportunités de contacts plus directes avec des étudiants sur des salons en physique, ce qui nous permettaient de les rencontrer massivement. C’est une opération marketing certes, mais nous voulions quelque chose de décalé, marrant, challenging pour éveiller leur intérêt, et en même temps qui soit très ancrée dans le Luxembourg, avec des références propres au Grand-Duché. Matthieu représente cette nouvelle génération d’entrepreneurs, c’est une façon pour nous de mettre en avant une start-up issue de la nouvelle économie luxembourgeoise que l’on soutient et en laquelle nous croyons. C’est aussi notre vocation, en tant que banque.

« Il y a peut-être en ce moment un nouveau marché à conquérir avec le jeu… »

En quoi consiste le projet que vous avez créé pour la BIL ?

MB : Concevoir des expériences en réalité virtuelle est notre métier de base. Covid oblige, tout a été digitalisé. On avait en tête un projet de jeu vidéo qui mette vraiment en valeur le Luxembourg avec un personnage fort et symbolique que serait le Roude Léiw (lion rouge)*. BIL Runner est un jeu qui permet de s’auto challenger, accessible à tous niveaux, tous publics où le joueur incarne le Roude Léiw arpentant les rues et les ponts de la ville pour ramasser des drapeaux à l’effigie de la BIL et essaie d’éviter des obstacles, tels que les bus municipaux… C’est un jeu au mérite, l’objectif est de rester en vie le plus longtemps possible ! Certains records plutôt sympathiques ont déjà été enregistrés…

P-O R : D’ailleurs, je précise qu’il y a un super prix pour les meilleurs joueurs : une console PS5, qui sortira officiellement à peine une semaine après la fin du jeu concours. Un cadeau qui colle à l’univers du jeu et à la cible visée. Les joueurs peuvent télécharger l’app BIL Runner, participer au concours et accéder au stand virtuel de la foire de l’étudiant dès aujourd’hui.

Ce n’est pas votre première collaboration…

MB : Pierre-Olivier et François (Giotto, Senior Innovation Officer, BIL, ndlr) ont été les deux premières personnes à me soutenir au moment de créer Virtual Rangers, et cela continue aujourd’hui, dans une relation de confiance plusieurs fois renouvelée. Pour moi c’est plus qu’un partenariat.

P-O R : On se connaît bien oui ! Matthieu a l’habitude de créer des expériences ludiques en réalité virtuelle ou augmentée depuis longtemps à la marque BIL. Un jeu sur mobile, c’était la première fois. Nous avons collaboré ensemble sur plusieurs salons étudiants. Matthieu était présent lors de notre première Startuppers Night, en proposant une animation de réalité virtuelle, alors même que sa société n’était pas encore créée. Il a toujours été super fiable et a même délivré au-delà de ce qu’on attendait car il a une maîtrise totale du sujet. Il dirige une entreprise que l’on a vu évoluer et que nous sommes fiers de soutenir depuis le départ. Par la suite, on peut imaginer faire évoluer le jeu BIL Runner et proposer d’autres concours, pour des cibles plus larges.

Pour les non-initiés, quelle différence faites-vous entre réalité virtuelle et réalité augmentée ?

MB : J’ai justement deux exemples concrets que l’on a réalisés ensemble précédemment, pour illustrer ma réponse :

– Réalité virtuelle : se vit avec un casque de réalité virtuelle pour s’immerger dans une situation, avec des capteurs de mouvements. Un exemple de VR avec la BIL : on a pu imaginer des jeux de montgolfière lors d’événements où le joueur monte physiquement dans une vraie nacelle de montgolfière, met le casque et s’envole, tout en devant tirer sur des ballons remplis de BILenium, un carburant pour pouvoir continuer à voler…

– Réalité augmentée : elle enrichit le réel avec des éléments virtuels. Il s’agit par exemple de la modélisation du bâtiment de la BIL en 3D, lequel apparaît en hologramme et autour duquel on peut tourner.

« Le domaine du pure gaming mobile est un vecteur qu’on utilise pour la première fois, mais c’est aussi un point de départ. »

Est-ce compliqué aujourd’hui de toucher les jeunes en tant que cible marketing ?

P-O R : Parfois oui, les jeunes sont hyperconnectés, mais cela dépend de l’utilisation. C’est le cas pour la communication, le divertissement. Mais ce n’est pas une règle qui vaut pour tous les services mobiles. Par exemple, ils ont toujours l’envie de rencontrer des gens à la banque, ce n’est pas la jeunesse du tout désincarné 100% digital – un poncif un peu creux à l’usage – que l’on présente trop souvent. Le milieu du gaming au Grand-Duché est en pleine évolution, il y a un écosystème qui se développe aussi autour du e-sport, et nous trouvons intéressant de le soutenir. J’ajoute qu’à titre personnel nous sommes aussi tous des joueurs ce qui explique également notre enthousiasme pour ce challenge !

Il existe d’autres usages professionnels de la réalité virtuelle et augmentée. Quels sont-ils ?

MB : Effectivement, notre activité ne se limite pas à la création de jeux. L’expérience utilisateur est la chose que nous mettons le plus en avant. Notre objectif est que tout le monde puisse se servir de la réalité virtuelle, sans pré-requis. Mais avec la crise sanitaire, nous sommes tous obligés de repenser nos business model et de nous adapter. Il y a peut-être en ce moment un nouveau marché à conquérir avec le jeu… Notre activité principale est la création d’outil en 3D pour la formation par la réalité virtuelle et là nous nous adressons à un public professionnel non gamer. Cette activité a dû être réadaptée pendant la crise sanitaire à cause de la distanciation sociale à respecter et puisque l’usage de casques est compliqué… Nous proposons en attendant des solutions déployables sur mobile et PC, gamifiées. Nous développons aussi l’usage de la réalité virtuelle dans le milieu médical, notamment pour améliorer la gestion de la douleur, une activité jusqu’ici maintenue. Enfin nous avons un volet culturel en réalité virtuelle ou augmentée, qui est en ce moment en standby.

P-O R : On est tous obligés de se repositionner. Le domaine du pure gaming mobile est un vecteur qu’on utilise pour la première fois, mais c’est aussi un point de départ. Nous devons repenser les événements, les parcours clients, les touch points, qui deviennent plus digitaux… On constate que dans cette période de crise, tout le monde fait un peu la même chose (une page FB, une pub, un webinar…) Nous ne voulions pas nous contenter d’un statut quo ou d’un salon « dégradé ». C’est dans la contrainte que se libère la créativité !

* Le Roude Léiw est l’emblème du Luxembourg, utilisé pour le pavillon luxembourgeois, le pavillon de la batellerie et de l’aviation.

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